À Paris, Eiffage Énergie Systèmes coordonne l’installation d’une toiture solaire sur l’école Chabrol

Pour la Ville de Paris et la mairie du 10e arrondissement, Eiffage Énergie Systèmes a coordonné l’installation de panneaux photovoltaïques sur une structure métallique mise en œuvre par la société TRP. Implantée sur le toit terrasse de l’école Chabrol, l’installation présente une partie en débord, pour laquelle des solutions techniques innovantes ont dû être échafaudées. En transformant ainsi certaines contraintes en opportunités, nos ingénieurs apportent leur contribution aux objectifs climatiques de la Ville de Paris. 

Conçu à l’origine comme une extension de la cour de récréation, le toit de l’école Chabrol était pourtant inutilisable en période estivale, en raison de l’absence d’ombre. Longtemps perçue comme un inconvénient majeur, son exposition solaire idéale s’est avérée être un avantage pour l’installation d’une ombrière photovoltaïque. Implantés sur une structure métallique en arc de cercle, 100 m² de panneaux solaires translucides permettent aujourd’hui de combiner la production d’énergie renouvelable avec le confort des écoliers.

« Lors des études préalables, un vide de 18 mètres a été identifié à l’aplomb de la charpente métallique, rendant impossible l’utilisation d’échafaudages roulants initialement prévus. Nous avons dû faire appel à des cordistes habilités pour poser les panneaux photovoltaïques en toute sécurité. Cette solution a nécessité une réflexion approfondie sur la sécurité, la logistique et la précision de l’exécution », précise Yara Saad, ingénieure photovoltaïque et responsable d’affaires. En dépit de ce défi technique et organisationnel, la mise en place du système d’intégration et la pose des panneaux ont pu être réalisées pendant les vacances de la Toussaint, en seulement deux semaines.

Conçue comme une ombrière, la charpente supporte 54 panneaux photovoltaïques d’une puissance crête de 24 kWc, ainsi que huit panneaux factices, recoupés pour des raisons esthétiques. En plus de produire de l’électricité, les 100 m² de panneaux solaires laissent passer une partie de la lumière naturelle, créant un espace ombragé mais lumineux.

« L’électricité produite est valorisée via un contrat d’autoconsommation collective, permettant d’alimenter les bâtiments municipaux voisins et d’optimiser l’impact local de la production », poursuit Yara Saad. Cette toiture solaire, qui générera de 15 000 à 18 000 kWh par an, permettra de couvrir près d’un tiers des besoins électriques de l’école. Issue du Budget participatif, elle s’inscrit dans le cadre du Plan Climat dont s’est dotée la Ville de Paris, affichant un objectif à horizon 2050 de 100 % d’énergies renouvelables, dont 20 % produites localement. 

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