Notifié à l’été 2025, ce marché s’inscrit dans le vaste programme de rénovation du site de la Madone de Miribel. Cette statue en béton armé de 33 mètres, édifiée entre 1938 et 1941 grâce aux dons des habitants, est accompagnée d’un campanile de pierre de 28 mètres, érigé en 1946. Ce dernier abrite une cinquantaine de cloches livrées en pleine Seconde Guerre mondiale, dont un bourdon de plus de deux tonnes. Longtemps laissé à l’abandon après le désengagement du diocèse, puis fermé pour des raisons de sécurité, le site a retrouvé une dynamique grâce à une campagne de financement participatif, en écho symbolique à sa construction initiale.
« Le lot confié à notre groupement porte exclusivement sur la mise en lumière de l’esplanade et des deux édifices emblématiques du site. La démarche conjugue éclairage fonctionnel et mise en valeur patrimoniale », explique Laura Froppier, responsable d’agence. L’escalier d’accès à l’esplanade de la Madone et les garde-corps de cet espace disposé en terrasses seront équipé de 150 microprojecteurs intégrés aux mains courantes pour sécuriser le cheminement sans ajouter d’éléments lumineux superflus. La Madone sera sublimée par un vidéo-mapping, conçu et programmé par une entreprise spécialisée dans la projection sur volume sculpté.
Forts de références telles que l’Hôtel-Dieu ou le lycée Saint-Just à Lyon, notre équipe spécialisée, dirigée par Fouad Kawaf, chargé d’affaires, réalisera l’éclairage architectural de tout le site. « L’esplanade sera dotée d’une vingtaine de candélabres et d’autant de projecteurs, qui nous serviront notamment à éclairer une pergola. Nous installerons aussi près de 30 mètres linéaires de LED sous les assises des bancs », précise Laura Froppier. Pour le carillon, l’éclairage sera conçu principalement depuis l’intérieur du bâtiment ajouré, de façon à mieux en révéler la structure et à mettre le bourdon en valeur par un jeu de tubes LED, complété par quelques projecteurs extérieurs. Le classement de l’ensemble du site aux monuments historiques en 2020 (les cloches du carillon étant classées depuis 1993) implique un suivi rigoureux avec la DRAC et les Architectes des Bâtiments de France (ABF) à chaque étape du projet.
Fermé au public pour la durée des travaux, ce monument emblématique, visible à des kilomètres à la ronde, lui sera rendu début 2028.